Blockchain et crypto

Bitcoin et Ethereum : différences et smart contracts expliqués aux débutants

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ElaraTeq
Panneaux de verre violets et noirs avec deux formes géométriques reliées, titre Bitcoin et Ethereum

Un système de paiement et une plateforme programmable : ce qui distingue Bitcoin d'Ethereum, ce qu'est un smart contract et quels risques il comporte.

Bitcoin et Ethereum sont les deux réseaux les plus cités lorsqu'on parle de cryptomonnaies, mais ils ne font pas la même chose. Cet article en explique les différences en termes simples, présente les smart contracts et leurs risques, en prenant pour référence les documents d'origine et la documentation officielle. Il ne contient ni comparaison de prix ni suggestion d'achat.

Bitcoin : des paiements directs sans intermédiaire

Le document qui a présenté Bitcoin en 2008 propose un système de paiements électroniques directs entre parties, sans passer par une institution financière, et résout par un réseau pair à pair le problème de la double dépense, c'est-à-dire de la même valeur dépensée deux fois. Le réseau horodate les transactions par une chaîne de preuves de travail : la chaîne la plus longue est considérée comme l'historique valide. Bitcoin naît donc avec un but précis et limité : déplacer de la valeur de manière vérifiable d'une personne à une autre.

Ethereum : une plateforme programmable

Le document fondateur d'Ethereum part d'une observation : au-delà de la monnaie, la partie sans doute plus importante de l'expérience Bitcoin est la technologie blockchain comme outil de consensus distribué. Ethereum l'utilise pour offrir une plateforme sur laquelle s'exécutent des programmes, et pas seulement des transferts de valeur. Depuis 2022, Ethereum utilise la preuve d'enjeu : selon sa documentation, les validateurs déposent des ETH en garantie, doivent vérifier les nouveaux blocs, et tout ou partie de la somme peut être détruit s'ils tentent de tromper le réseau. Pour devenir validateur, il faut déposer 32 ETH et faire fonctionner trois composants logiciels. Bitcoin, à l'inverse, utilise la preuve de travail, dans laquelle on dépense de la puissance de calcul.

Ce qu'est un smart contract

Selon la documentation d'Ethereum, un smart contract est simplement un programme qui s'exécute sur la blockchain : un ensemble de code et de données situé à une adresse précise. Il n'est pas contrôlé par un utilisateur, mais déployé sur le réseau et exécuté comme programmé. Les utilisateurs interagissent avec lui en envoyant des transactions qui déclenchent l'une de ses fonctions. Il peut définir des règles, comme un contrat traditionnel, et les faire appliquer automatiquement par le code. La documentation utilise l'image d'un distributeur automatique : on introduit la valeur demandée et l'on obtient le résultat prévu, sans intermédiaire.

Les risques des smart contracts

Le mécanisme même qui rend les smart contracts fiables les rend aussi rigides. La documentation précise que, par défaut, ils ne peuvent pas être supprimés et que les interactions avec eux sont irréversibles. Si le code contient une erreur, l'erreur est exécutée avec la même précision. Un exemple récent : le 1er octobre 2026, CoinDesk a rapporté une exploitation d'environ 3,8 millions de dollars sur la plateforme NEAR Intents, que le projet attribue à une erreur dans l'interaction entre son système de dépôts et de retraits et le smart contract. Le projet a déclaré avoir corrigé la vulnérabilité et que l'auteur avait restitué tous les fonds le lendemain. C'est un cas qui se termine bien, mais il montre comment une faille dans le code peut interrompre un service et déplacer de la valeur de manière non voulue.

Frais et capacité

Quand un réseau est très utilisé, les transactions ralentissent et les frais augmentent. La documentation d'Ethereum le décrit : lorsque la demande croît, les prix du gas, c'est-à-dire les frais, montent parce que les expéditeurs de transactions cherchent à se surenchérir, ce qui peut rendre l'usage du réseau très coûteux. Les solutions de montée en charge cherchent à augmenter la vitesse et la capacité sans sacrifier la décentralisation et la sécurité. Parmi elles figurent les solutions dites de couche 2, qui traitent les transactions hors du réseau principal tout en profitant de son modèle de sécurité. Ces technologies sont encore en évolution, comme le rappelle la même documentation.

Pour s'orienter

Pour un débutant, une synthèse sobre :

  • Bitcoin : un réseau conçu pour transférer de la valeur entre parties, avec des règles simples et peu modifiables ;
  • Ethereum : un réseau conçu pour exécuter des programmes et bâtir des services sur la blockchain, avec plus de souplesse et donc plus de surface de risque ;
  • smart contract : du code qui applique des règles automatiquement, utile quand les règles sont claires et le code vérifié, risqué quand il est récent ou non contrôlé ;
  • frais : ils varient avec l'usage du réseau et doivent être vérifiés avant chaque opération.

Pour une PME, le critère utile n'est pas de choisir un réseau, mais de comprendre le cas d'usage : paiement, enregistrement de données ou automatisation de règles. C'est seulement ensuite que l'on évalue la technologie, avec vérification du code et clarté sur qui est responsable en cas d'erreur.

Sources

Information, pas un conseil.

Tags : #bitcoin #ethereum #smart contract #proof of stake #educational
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